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Dikaba : ma carrière et mon pays Dikaba : ma carrière et mon pays

Les léopards de la RDC recevront les lions de la teranga du Sénégal, ce 5 aout 2010. Ce match compte pour la première journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2012). A Kinshasa, la tension monte déjà. Kinshasa ça bouge est allé à la rencontre d’un léopard habitué de cette campagne. Bien qu’il n’a pas été convoqué par l’actuel sélectionneur Robert Nouzaret, en dépit de sa bonne forme, Rodrigue Dikaba a accepté de répondre de se faire découvrir davantage aux kinois. Suivez cette interview d’un rugueux défenseur, polyvalent, professionnel et toujours disponible pour son pays. Peu bavard, Dikaba répond généralement sur terrain par des tacles ravageurs mais toujours bien soignés.

Vous êtes né à Toulouse en 1985, comment votre famille s’est-elle retrouvée là-bas ?

Bonjour, oui effectivement, je suis née à Toulouse, le 28 octobre 1985. Mes parents étaient arrivés tout simplement cette année là à Toulouse. Après ma naissance, la famille avait décidé de vivre à Paris. Tout ceci pour vous dire que j’étais bel et bien conçu au Congo.

Votre famille était originaire de quel coin de la RDC ?

Ils sont originaire Bandundu

Qu’est-ce que vous gardez encore des vos racines congolaises à part le nom ?

Je pense avoir toutes mes racines que mes parent m’ont inculqué : C’est la façon vivre, la langue et la cuisine bien sur qui est la meilleur du monde.

Très jeune, vous êtes recruté par le triple champion de DH Nord (1972, 1985, 2003) Racing Club d’Arras où vous passerez trois ans (2003-2006). Comment cela s’est-il passé ?

Je pense avoir passé les plus belles années, car c’était le début de ma carrière. J’ai eu un coach (CHRISTOPHE RAYMOND) qui m’a fait confiance très tôt à l’âge de 17ans. Il m’a mis dans le bain de l’équipe première. Ensuite, c’était trois très belles années avec une montée.

En 2006, vous débarquez à l’AS Beauvais(National) où vous vous êtes imposé directement. Racontez-nous comment cela s’est-il passé ?

Oui, je venais avec un statut de joueur de complément puis après six , j’ai saisi ma chance et je ne l’ai plus jamais lâché avec beaucoup d’émotion à l’intérieur, car en 2008 je suis convoqué en équipe national de la RD CONGO, un rêve de gosse.

Malheureusement, avec votre club, vous ne réussissez pas la montée en L2. C’est la déception ? Comment avez-vous vécu cette désillusion ?

La première année de mon arrivée, l’objectif était le maintien. Ensuite, la très bonne saison que nous avions réalisée nous a suscité en nous d’autres ambitions pour la saison suivante. Malheureusement, ça n’a pas marché. Cependant, je n’en étais pas vraiment déçu, que des moments de joie et des bonheurs.

Vous vous imposez à l’ASBO où vous avez joué 87 matchs (1but). Quelle place occupe cette expérience dans votre carrière ?

Forcement une énorme place, car c’est là où je signe professionnel. Et cela que je fais mes débuts en sélection.


Qu’est-ce que vous retenez de cette expérience ?

Je pense avoir beaucoup progressé dans tous les domaines. Cela m’a surtout permis de grandir et de prendre confiance en moi.

Vous formiez en 2009, une grande colonie congolaise avec Milambo, Parfait Mandanda et N’Goma. Qu’est-ce que vous retenez de chacun de ces joueurs ?

Des très bons joueurs d’abord, ensuite des bons coéquipiers en dehors et sur le terrain.

Deux ans après, la consécration. Vous êtes sélectionné avec les A de la RDC. Qui vous a contacter et comment cela s’est-il passé ?

C’est M. Kamango à l’époque qui m’a appelé et est venu me voir jouer contre l’Olympique de Marseille en 32ème de finale de la coupe de France. Il était venu avec M. Florian Ibengue que je connaissais déjà.

Comment votre famille avait-elle vécu cette première convocation ? Avez-vous hésité de venir ?

Etant congolais, ils étaient forcement très heureux pour moi. Je n’avais pas hésité, pas même une seconde. J’ai foncé, car c’était un rêve qui se réalisait.

Comment étiez-vous accueilli dans le vestiaire des léopards ?

Très bien. Les plus anciens (Shabani Nonda, Trésor Lualua,Tiko Tsholola, Marcel Mbayo et bien sûr Herita Ilunga) nous on mit directement dans le bain. Ce qui a permis notre intégration rapidement.

On vous attendez à Toulouse, GF ou à Anderlecht, vous débarquez en 2009 au FC Ceahlăul Piatra Neamţ, lanterne rouge de D1 roumaine à l’époque. Pourquoi ce choix ?

Oui. Après cette année, j’ai eu quelques clubs qui s’intéressaient à moi. Mais finalement, je suis resté encore une année à Beauvais avant de me retrouver en Roumani, parce que j’avais besoin de connaitre autre chose. Cela faisait trois ans que j’étais à Beauvais et c’était l’opportunité la plus concrète.

Polyvalent : latéral gauche, latéral droit et ou milieu défensif, où vous sentez-vous très à l’aise ?

Mon poste de prédilection est latéral droit.

Comment expliquez-vous le fait que malgré votre rigueur dans le jeu, vous terminez vos trois saisons sans aucun carton rouge en 6161 minutes passées sur le terrain ?

Ah Oui. Je pense être rugueux dans le bon sens du terme.

Parlons de la sélection. Vous avez-participé aux éliminatoires du Mondial 2010. Vous nous faites rêver à la première période du match contre les pharaons le 01 juin 2008 au Cairo Stadium grâce à une prestation de haute facture avant de sombrer en deuxième période. Le 08 juin de la même année vous êtes au stade des martyres de Kinshasa. Vous gagnez sur le fil contre les flames du Malawi. Le 13 juin victoire contre Djibouti. Le 22 juin vous une fois de plus de plus les Djiboutiens passer à la correctionnelle (5-1). Vous êtes toujours titulaires et après rien. A quoi attribuez-vous cette disqualification ?

Je pense tout simplement que nous nous n’étions pas mis à notre vrai niveau lors de la rencontre décisif contre le Malawi. Pour ma part, c’étais les choix du coach faut les respecter.

Quelle est la part de responsabilité des joueurs ?

Ne pas s’être donné a 200% de nos capacités

Et l’entraineur dans tout cela ?

Rien à dire au sujet de l’entraineur.

La responsabilité de la FECOFA est-elle la plus importante ?

Tout le monde à sa part de responsabilité. Maintenant, il faut se servir de cette expérience pour tirer le Congo vers le haut.

A titre personnel, vous avez joué quatre matches et on ne vous a plus vu dans cette campagne. Pourquoi selon vous ?

Comme je l’ai dit, c’est le choix du coach et il faut le respecter.

Comment entrevoyez-vous votre avenir en sélection ?


Dans un premier temps, j’espère vraiment qu’on mettra tous les moyen sur et en dehors du terrain pour pouvoir se qualifier en gommant bien sur les erreurs du passé. Sur le plan personnel, je suis toujours à la disposition de mon pays, car je l’aime et j’aimerais qu’à travers le football tout le peuple soit joyeux et je me battrais pour faire mon retour.

Qu’est-ce que vous reprochez à l’organisation de la sélection congolaise concrètement ?

Juste de l’organisation. Elle devrait être carrée comme dans toutes les sélections.

Revenons à votre carrière en club. Comment s’est-passée votre saison en Roumanie ?

Elle s’est très bien passée. Je suis content de cette expérience je pense que cela forge au niveau mental.

Sur le plan sportif, votre temps de jeu vous a plu ?

Oui. Ca va. J’espère faire mieux encore.

Comment vous avez jugez le niveau du football roumain ?

C’est un bon niveau, très physique et ce sont des très bons joueurs de ballon

Dernière question. En quoi cette expérience vous a été bénéfique ?

Je suis content de cette expérience et je pense que cela forge au niveau mental.

Merci beaucoup et bonne continuation.

C’est moi qui vous remercies.




écrit par Rédaction
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